Projet d’entreprise

L’entreprise 2.0 face au défi de la crise économique


L’entreprise 2.0 face au défi de la crise économique Depuis septembre 2008, la crise économique sévit. Elle implique, pour les entreprises, des adaptations nécessaires aussi bien au niveau financier que dans l’approche GRH. L’innovation est, elle aussi, une clé de la réussite.
Pour s’adapter, les entreprises disposent d’un autre atout central : les technologies. Quel rôle vont-elles jouer et quels modèles vont se dégager ?
Le professeur Richard Collin, le sociologue Antoine Solom et le vice-président de Consulting Services Rémi Bollack débattent de ces évolutions à venir.

Olivier Vassal : Le changement sans fin

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Le changement sans fin  par Olivier Vassal, Senior Executive Boston Consulting Group
Editions Village Mondial, Pearson Education, 
Interview Catherine Fournier-Montgieux pour Nextmodernity.

En ces temps de déstabilisations en cascade, l’auteur aborde avec recul la notion du changement dans l’entreprise, changement à voir non pas comme une contingence mais comme une opportunité à donner du sens à l’action collective.

Pourquoi l’entreprise doit-elle changer ? Est-ce, comme on le dit parfois à ceux qui doutent ou s’interrogent, « parce que nous n’avons pas le choix»  ?

La question du pourquoi changer est clé. Même dans un monde où les injonctions au changement sont quotidiennes. La plupart des directions ont perdu de vue l’importance et la nécessité d’argumenter sur cet aspect. Pressées de toutes parts d’obtenir des résultats elles se focalisent sur les modalités opérationnelles de ce qu’elles imaginent comme peu discutable et peu sujet à débat. Lorsqu’argumentation il y a, celle-ci s’organise autour d’un discours qui ne varie pas. Son registre est celui de la contrainte, sa rhétorique une fausse alternative du type s’adapter ou périr. C’est la plupart du temps un « non-choix » qui est présenté, dont la première des conséquences est de mettre les organisations et leurs membres dans la position de celui qui subit son destin, davantage qu’il ne le maîtrise.
Il ne faut pas chercher plus loin l’explication au fait que dans nombre d’entreprises, comme dans la société en général, changer c’est d’abord subir. Au motif que « nous n’avons pas le choix », tout changement s’apparente souvent à un renoncement sinon à un sacrifice : fusionner parce que nos concurrents nous y obligent, réduire nos coûts parce que les marchés nous l’imposent, fermer parce que l’âpreté de la concurrence l’exige, …