Votre mission : concevoir, réaliser et mettre en place le futur intranet de votre entreprise. Celui qui sera vraiment utilisé…
Vous savez, celui qui sera vraiment utilisé par tous les employés pour être mieux informés, plus efficaces et plus innovants individuellement et collectivement. Celui que les employés ne déserteront pas pour LinkedIn, Facebook et Google docs…
Trois constats s’imposent :
- au démarrage, souvent, vous ne savez pas plus ce dont vous avez besoin qu’un cocher du XIXe siècle à qui on aurait demandé de définir les spécifications de la prochaine Renault. Inutile de demander aux utilisateurs finaux, sauf s’ils sont digital natives, mais attention ils sont aussi souvent digital naïves.
- vous n’arriverez pas à comprendre comment les outils Web 2.0 vont changer vos modes de travail et de communication en lisant la liste des fonctions, mais en les utilisant au jour le jour.
- vous avez besoin d’objets d’échanges entre vous et les fournisseurs de solutions : une navette, voire une patate chaude, qui contient des significations partagées sur le projet.
Que faire ? Vos éléments de base pour dialoguer sont en général des histoires (vision, business cases), des images (maquettes) et des listes (les spécifications). Classiquement, les systèmes d’information et SSII lisent surtout les listes, vous demandent de les valider et, pire encore quelquefois, de les écrire ! C’est ce qui se passera sans doute si vous demandez à votre responsable SI, à votre éditeur actuel (vous savez, celui qui s’occupe déjà de votre système d’exploitation) ou à une SSII intégrateur. Toutes entités compétentes pour résoudre les problèmes compliqués, ceux qui s’analysent et se simplifient à l’aide de listes.
Cherchez plutôt un interlocuteur qui s’intéresse à vos histoires et à vos images. L’intranet le plus abouti que j’ai vu aux dernières Rencontres intranet était celui de Dassault Systèmes. Le pilote du projet était présent, à côté du responsable du développement. Le premier expliquait qu’il avait rédigé à cette occasion le premier cahier des charges de sa vie. Et demande à son voisin : “ Tu l’as lu ?
- Non. ”
Pourquoi le résultat était-il aussi bon ? Parce que les développeurs ont su traduire les histoires en spécifications et qu’ils ne faisaient pas valider les listes, mais leur traduction directe sur l’écran en scénarios (histoires et images). Aujourd’hui les histoires et les images ne sont plus sur papier, mais sous forme de maquettes fonctionnelles développées pratiquement en temps réel.
Comme vous n’avez sans doute pas la chance – et moi non plus – d’avoir sous la main une équipe de développeurs comme celle de Dassault Systèmes, comment faire ? Une des solutions est de choisir un éditeur réellement engagé dans les technologies 2.0, d’utiliser en situation réelle pendant quelques semaines ou mois ses solutions (en étant accompagné pour vous engager concrètement dans de nouveaux usages), de choisir ses produits sur un critère degood enough (pas de fossé critique) et sa vision sur un critère de best of. Puis lui faire confiance : si la vision est bonne, les fonctions suivront. C’est ce qu’a fait Valeo avec Google Apps.
Cerise sur le gâteau : vous allez découvrir des fonctions dont vous ignoriez avoir besoin et des usages dont vous ne soupçonniez pas l’existence. Et si finalement vous ne choisissez pas cet éditeur, vous aurez au moins atteint un résultat important : vous saurez mieux ce que vous voulez et aussi ce que vous ne voulez pas !
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