Attentes sociétales et promesses du collaboratif au Club Urba le 3 juin

Marc de Fouchécour interviendra au Club Urba le 3 juin sur le sujet des promesses du collaboratif au regard des attentes sociétales. Il nous livre ici sa vision du sujet.

Travailler ensemble : depuis toujours, la col-laboration est un moyen d’obtenir de meilleurs résultats, voire des résultats tout court. C’est en étant des animaux sociaux que termites et fourmis ont dominé le monde des insectes, et les hommes celui des mammifères. Qu’y a-t-il de neuf aujourd’hui dans les attentes des entreprises et des personnes, dans les promesses des outils et des méthodes ?

La segmentation des activités et la rationalisation des processus de l’ère industrielle ont pourtant conduit à une atomisation des tâches et une hiérarchisation forte des organisations, où la compétence individuelle et le cloisonnement des informations est devenue la règle.

Or la collaboration demande une grande fluidité dans la circulation de l’information, et une motivation à travailler en coopération avec les autres, plutôt qu’en compétition.

Dans l’entreprise aujourd’hui, que ce soit de la part du management ou des employés, deux attentes reviennent systématiquement : décloisonner l’information, et savoir à quoi on sert, quelle est sa place dans le destin de l’entreprise ; les modes collaboratifs de travail sont une des réponses à ces attentes, et un moyen d’une meilleure compétitivité de l’organiasation.

D’autre part la numérisation et la connexion massive des informations, puis avec le « web 2.0 » des personnes elles-mêmes, ont changé les modes relationnels et le rapport au savoir et à la culture dans la vie privée. Ces technologies rendent plus insupportables le cloisonnement, la culture du secret et de la performance individuelle que vivent encore les entreprises.

La collaboration n’a pas changé de nature avec les technologies de l’information et de la communication, qui deviennent maintenant des technologies de la relation. Elle change à la fois d’échelle et de modes : on peut collaborer à distance, en mode asynchrone, avec plus de personnes ; on peut aussi collaborer plus vite, et plus granulairement : échanger 10’ sur un sujet avec une personne que l’on ne connaît pas mais que l’on re-connaît, avoir un réseau étendu de ressources potentielles pour lesquelles on est soi-même une ressource potentielle, etc.

Les réseaux sociaux, qui sont désormais le terreau de futures collaborations et le terrain de nos nouvelles réputations, rendent nos égoïsmes compatibles, et ne nous obligent plus à sacrifier notre intérêt personnel à celui du groupe. La promesse du collaboratif est donc aussi de devenir aussi profitable aux individus qu’à l’entreprise, donc plus durable.

Enfin les outils 2.0, dont les caractéristiques sont comme l’écrit Andrew McAfee : freeform, frictionless, emergent et j’ajouterais : esthétiques, et ludiques, promettent un collaboratif plus simple, plus souple, générateur de nouvelles idées, voire de nouvelles stratégies.

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