Le Web 2.0 en entreprise, ce n’est pas tout à fait le Web 2.0

Rapidité, liberté, facilité, profusion, personnalisation… Si la richesse et le dynamisme du Web 2.0 peuvent enthousiasmer, il véhicule aussi des craintes plus ou moins justifiées : désordre, culte de l’amateur et mort de l’expert, perte de qualité, perte de temps, vol de notre identité voire de nos propriétés intellectuelles.

En entreprise, milieu plus limité et plus centré qu’Internet, les usages du Web 2.0 revêtent une autre forme, qui pourraient presque nous convaincre que nous pouvons avoir les qualités du Web 2.0 sans en subir les défauts. Le Web 2.0 en entreprise se conjugue à un système sous-jacent qui induit au moins six différences importantes : 

  1.  On sait qui parle (ou écrit) : les contenus sont signés d’un vrai patronyme, pas avec un pseudo. Les informations conduisent à un collaborateur identifié. Tous font partie de l’entreprise ou de son environnement proche. 
  2. On sait à qui on parle : qui lit vos notes, consulte votre profil, etc. 
  3. Les objectifs sont partagés : la réussite de son entreprise, de son projet, de sa communauté d’expertise (même si les moyens ne le sont pas toujours). 
  4.  Les langages sont communs ou voisins, ce qui facilite la compréhension et laisse plus de place à l’implicite. 
  5. Les utilisateurs sont dans une dynamique de projets et de résultat : leurs productions, leurs lectures et leurs parcours sont orientés par cette dynamique. 
  6. L’organisation et la hiérarchie influent sur les usages : orientent, structurent, mais peuvent aussi inhiber ou biaiser les comportements.

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